Le 28 avril 2026, L’Orignal (Ontario) – Le Conseil du Canton de Champlain a officiellement adopté une résolution pour s’opposer au tracé proposé du projet de train à grande vitesse ALTO sur son territoire.
Après avoir analysé le projet et à la lumière des préoccupations exprimées par les résidents, le Conseil estime que la proposition actuelle soulève des enjeux importants pour la communauté, notamment en ce qui concerne les terres agricoles, les propriétaires fonciers et la qualité de vie.
Tout en reconnaissant l’importance d’investir dans les infrastructures de transport, le Conseil demeure préoccupé par les impacts potentiels du projet, dont la perte de terres agricoles, les perturbations des milieux naturels sensibles et les répercussions sur le réseau routier local.
« Ce ne sont pas des enjeux mineurs », souligne le maire Normand Riopel. « Ça touche directement nos agriculteurs, nos familles et l’avenir de notre communauté. »
Le Conseil considère que le projet, dans sa forme actuelle, pourrait entraîner des pressions importantes à long terme sur les services municipaux, tout en offrant peu d’avantages concrets pour les résidents de la région.
Dans ce contexte, le Canton de Champlain n’autorisera pas l’accès à ses terrains municipaux pour la réalisation d’études environnementales ou géotechniques liées au projet et prend les mesures nécessaires pour défendre les intérêts de ses résidents.
Le Conseil souligne également un manque de transparence dans le processus de consultation jusqu’à maintenant. Les résidents ont été clairs : ils veulent plus de transparence, plus de respect et une véritable consultation. Champlain partage ces attentes et continuera de faire valoir la voix de sa communauté.
Les récentes interventions de la députée fédérale Giovanna Mingarelli confirment que ces préoccupations sont largement partagées dans la région de Prescott–Russell–Cumberland, notamment en ce qui a trait à la transparence, à l’information disponible et aux impacts potentiels, incluant l’expropriation.
« Ce qu’on entend ici, localement, est cohérent avec ce qui se dit ailleurs dans la région », ajoute le maire Riopel. « Ça doit se faire de façon responsable, et pas au détriment de nos résidents, de leur territoire et de leur patrimoine. »
Le Conseil demande au gouvernement du Canada et aux promoteurs du projet :
- de suspendre l’avancement du projet dans sa forme actuelle;
- de mener une consultation réelle et significative;
- de présenter clairement l’ensemble des impacts;
- d’évaluer sérieusement des tracés alternatifs, notamment en utilisant des corridors existants comme l’autoroute 401, l’autoroute 40 et l’autoroute 50.
- Champlain appuie également l’exploration d’une liaison ferroviaire régionale reliant Ottawa aux communautés situées le long du corridor de l’autoroute 401, comme solution plus réaliste et moins perturbatrice.
Champlain reconnaît l’importance de collaborer avec les gouvernements provincial et fédéral dans le développement d’infrastructures. Toutefois, tout projet doit tenir compte des réalités locales et du bien-être des résidents.
Le Conseil demeure engagé à défendre les intérêts de sa population et à protéger la qualité de vie dans la communauté.